Né en 17 à Leidenstadt , Jean-Jacques Goldman , Carole Fredericks, Michael Jones
Né en 17 à Leidenstadt
<jjg>
- Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
- Sur les ruines d'un champ de bataille
- Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
- Si j'avais été allemand ?
Bercé d'humiliation de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent ?
<mj>
Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi , d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir , tendre une main ?
<cf>
Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant ?
<jjg, mj , cf>
On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ?
Ou le pire ou le plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
s'il fallait plus que des mots ?
<jjg>
- Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
- Sur les ruines d'un champ de bataille
- Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
- Si j'avais été allemand ?
<Jjg et mj>
Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp...
jjg: Jean-Jacques Goldman
cf: Carole Fredericks
mj: Michael Jones
Chanson écrite en 1990 par Jean-Jacques Goldman, Leidenstadt signifie en allemand "ville de la souffrance" : elle n’existe pas mais symbolise les villes détruites après la 1ère guerre mondiale.
Goldman décrit les difficultés à s'opposer à l'autorité et au pouvoir d'un gouvernement tyrannique. Différents aspects du monde sont évoqués dans la musique: Allemagne nazie, Irlande du nord, Afrique du sud. La chanson pose la question de l’engagement et de l’individu qui doit "choisir son camp" dans un pays en guerre.
Il faut se mettre à la place de ceux qui vivent dans des pays en guerre, ceux qui ont connu ou connaissent l'oppression, l'occupation, les pires souffrances avant de juger ... Cette chanson est est une leçon de vie.
RépondreSupprimerOn croit se connaître, on a des certitudes quant à ce qu'on est mais en réalité, personne ne peut affirmer de la façon dont il réagira face à la peur, face à la haine, face à la violence. Les héros sont rares et il y a la somme des gens qui essayent de passer inaperçus et qui confronter face à l'ennemi deviennent lâches. Personne ne peut affirmer de ce qu'il fera.
RépondreSupprimerOups mauvaise manoeuvre. Beaucoup de ceux qui en période de guerre sont de ce qu'on appelle le mauvais côté, le sont parce qu'ils ont trop souffert, parce qu'ils ont une revanche à prendre, parce qu'ils ne veulent plus revivre le passé et préfèrent être les vainqueurs de demain.
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